Avant de lire ce texte, 
il peut être utile d'avoir lu 
le premier chapitre de la Genèse

Prière sur le monde

Moi, Dieu, Je leur ai donné le Monde

J'ai mis des richesses inépuisables

afin qu'ils puissent vivre et être heureux.

Il y en a partout, ils en découvrent chaque jour,

Ils les transforment, en font des nouvelles.

Et moi, Dieu, j'admire ces créations nouvelles dues à cette intelligence que je leur ai donnée.

Ils sont devenus comme des dieux,

Et je les reconnais comme tels.

Mais, ce qu'ils n'ont pas encore compris, c'est que moi, je suis AMOUR;

Que toutes ces richesses, je les ai données pour tous,

Qu'ils doivent se les partager s'ils veulent être heureux.

Cette puissance qu'ils ont acquise, ils la détournent,

Ils la prostituent pour détruire.

Et moi, Dieu, j'ai peur !

Je leur ai donné la liberté. Je ne pouvais faire autrement,

Car, sans liberté, ils ne seraient pas des HOMMES.

Qu'est-ce qu'un homme sans LIBERTÉ ?

Avec l'AMOUR, c'est la plus belle des choses.

Mais les deux sont indispensables:

La liberté sans l'amour, ç'est le plus grand risque pour l'Humanité.

Je le savais au départ mais je ne voyais pas le moyen de faire autrement.

Alors, j'ai envoyé mon Fils pour leur parler de l'AMOUR.

Pour leur dire que l'un ne va pas sans l'autre,

Que c'est la clé du bonheur.

Qu'ils doivent tous se reconnaître l'un dans l'autre

Et qu'à ce prix, ils feront des choses plus merveilleuses encore.

Car j'ai mis, en chacun d'eux, une parcelle de mon Esprit.

Mon Fils a fait tout ce qu'il fallait, il ne pouvait faire plus, Il ne pouvait durer.

Il a donné sa vie pour faire connaître l'AMOUR.

C'est le Message qu'il a laissé à ceux qui viendraient après lui.

Et moi, Dieu, je les aide dans cette tâche.

Car je l'aime ce Monde, il fait partie de moi-même.

Je ne veux pas qu'il sombre, mais qu'il devienne cette merveille

Que je n'aurais pu faire seul,

Et que je découvre à mon tour chaque jour.

 

Une militante ouvrière (Nord)

(Extrait du livre  « Cris et prières de travailleurs ». aux Ed. Ouvrières.)

Suite du récit, en Genèse chapitre 3, 1 à 15.
Le serpent était la plus astucieuse de toutes les bêtes des champs que le Seigneur Dieu avait faites. Il dit à la femme: «Vraiment! Dieu vous a dit: Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin? La femme répondit au serpent: «Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin, mais du fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n'en mangerez pas et vous n'y toucherez pas afin de ne pas mourir».Le serpent dit à la femme: «Mais Non, vous ne mourrez pas! mais le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez comme des dieux possédant la connaissance de ce qui est bon ou mauvais».

La femme vit que l'arbre était bon à manger, séduisant à regarder, précieux pour agir avec clairvoyance. Elle en prit un fruit dont elle mangea, elle en donna aussi à son mari qui était avec elle et il en mangea. Leurs yeux à tous 2 s'ouvrirent et ils surent qu'ils étaient nus. Ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des pagnes. 

Or voici qu' ils entendirent la voix du Seigneur Dieu qui se promenait dans le jardin, au souffle du jour. L'homme et la femme se cachèrent devant le Seigneur Dieu au milieu des arbres du jardin. Le Seigneur Dieu appela l'homme et lui dit: «Où es-tu»? Il répondit: «J'ai entendu ta voix dans le jardin, j'ai pris peur car j'étais nu, et je me suis caché». «Qui t'a révélé, dit-il, que tu étais nu? Est-ce que tu as mangé de l'arbre dont je t'avais prescrit de ne pas manger»? L'homme répondit: «La femme que tu as mise auprès de moi, c'est elle qui m'a donné du fruit de l'arbre, et j'en ai mangé». Le Seigneur Dieu dit à la femme: «Qu'as-tu fait là»! La femme répondit: «C'est le serpent qui m'a trompée et j'ai mangé».

Le Seigneur Dieu dit au serpent: «Parce que tu as fait cela, tu seras maudit entre tous les bestiaux et toutes les bêtes des champs; tu marcheras sur ton ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. Je mettrai l'hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance. Celle-ci te meurtrira à la tête et toi, tu la meurtriras au talon».

De la lecture naïve à l'interprétation symbolique en passant par l'analyse psychanalytique, nombreuses sont les lectures possibles des textes fondateurs contenus en genèse. Qu'on ne s'étonne pas de la diversité des interprétations, que chacun puisse au contraire se réjouir de ce que ces textes soient porteurs d'inspiration et raisons de vivre pour celui qui aujourd'hui écoute ces textes.

Invitation à lire: Marie Balmary, "Abel ou la traversée de l'Eden", chapitre 4, p. 180: la faute introuvable.

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