NOYELLES-GODAULT: 2003-2005

Le 19 avril 2005 en appel à Paris, les salariés ont été déboutés de l'action entreprise pour faire reconnaître que l'ensemble du groupe gestionnaire de Metalaurop était responsable de la catastrophe (il n'y a même pas eu de licenciement, mais disparition pure et simple des gestionnaires). En décembre 2004, la cour de Douai, pourtant peu suspecte de favoriser le monde des travailleurs avait reconnu le bien fondé de la demande... Il faut préciser qu'il était urgent de statuer en faveur de Mr Glencore, car plusieurs repreneurs frappent à la porte pour acquérir Metaleurop S.A. , enfin libérée du devoir de dépollution et des charges dues en cas de licenciement des salariés : "à l'État, c'est-à-dire aux contribuables, de payer la note de frais".

On trouvera la déclaration (janvier 2003) de Mgr Jaeger, évêque d'Arras, de l'aumônerie diocésaine de l'A.C.O. (Action Catholique Ouvrière), quelques photos de la manifestation du 1er février  sur le site du diocèse d'Arras http://catholique-arras.cef.fr. Pour des renseignements sur le groupe des actionnaires financiers : à partir de http://www.google.fr, rechercher "Glencore" dans les sites francophones. 


Patrons,

L'addition, s'il vous plaît !

Ce vendredi 17 janvier 2003, le sort en est jeté: 

Le groupe actionnaire principal a décidé de ne plus soutenir l'usine Métaleurop.
830 emplois disparaissent, auquel il faut ajouter 1000 emplois induits.

Depuis plusieurs mois déjà, l'affaire était comptée (contée): multiplication de  nominations de directeurs, suppression des intérimaires, remplacement des entreprises intérimaires qualifiées par d'autres moins qualifiées; La dernière étape devait être la séparation de groupe de l'entreprise malsaine. Après avoir exploité et pollué les sols, ils laissent les salariés sur le carreau. Mais il n'y a plus de carreau de fosse depuis bien longtemps, et la dernière entreprise des Houillères e fermé en mars dernier (Les cokeries de Drocourt, 400 salariés, à quelques kilomètres). , qui alimentait en gaz Metaleurop. 

On n'oubliera pas non plus l'usine de Biache, à moins de 10 km, où 600 emplois aussi sont supprimés.

L'addition des suppressions d'emploi dans les quelques kilomètres autour de Noyelles Godault est effrayant. Bien sûr on parle de 300 emplois (et non 3000 annoncés) pour la "plate-forme de Dourges, mais qu'est-ce face au sinistre.

Qui est sinistre? 

 Patrons, l'addition, s'il vous plaît!


La suite est la mise en redressement par le tribunal de Béthune, de l'usine de Noyelles Godault, pour une durée de trois mois, ce qui protège un peu l'entreprise, mise sous le contrôle d'un administrateur judiciaire. Cela ressemble cependant à un sursis avant exécution. 

Dans cette affaire, comme en bien d'autres, n'y a-t-il pas lieu de mesurer l'incohérence de ceux qui proposent des lois pour libéraliser le droit de licencier et le lendemain s'étonnent que les licenciements soient si faciles et sans aucune loi de protection? (Testut, Pechiney, Lu, Arcelor-Biache, Solectron, Arc International, Alcatel, Vivendi-J.M. Messier, et autres)

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