Les mosaïques.
de l'église Saint-Martin à Hénin-Beaumont (2)

L'église saint Martin d'Hénin-Beaumont.

Saint Aubert, évêque d' Arras et de Cambrai, consacra en 668 la première basilique d' Hénin qu'il dédia à Saint Martin. Cette église détruite par les Normands au 9ème siècle, fut rebâtie par le Seigneur Liétard 1er. Gérard de Florines, évêque d'Arras, y installa en 1040, un chapître de douze chanoines. La révolution ne laissa du monument historique que le portail et la tour romane. Ces derniers vestiges du passé, disparurent avec la guerre de 1914 – 1918, qui ne laissa qu'un amoncellement de ruines, l'église ayant été dynamitée par les allemands. L'église actuelle est un monument unique dans la région du Nord. Conçue dans le style néo byzantin, elle est l'œuvre de M. BOUTTERIN, architecte en chef du Gouvernement,1er prix de Rome. Les parties artistiques ont été confiées à Messieurs Rapin artiste peintre, Paul Graf, sculpteur et Gaudin, peintre vitrier.>Cette Église a été livrée au culte le 25 Septembre 1932 en des fêtes inoubliables présidées par S. E. Monseigneur Dutoit, évêque d'Arras, M. Charlon étant maire, le chanoine Dessenne étant curé d'Hénin Liétard.

Les arches  qui supportent les voûtes et la coupole de l'église sont ornées de dix médaillons chacune. Ils mettent en honneur les saints de l'église universelle, mais aussi ceux, localement vénérés dans la région.


Saint Fiacre (+670) Fiacre né en Irlande est un des moines irlandais qui émigrèrent en France à l'époque mérovingienne. Il s'était rendu chez saint Faron évêque de Meaux. Celui ci lui avait cédé une clairière dans la forêt de Brie où il put vivre en ermite. On sut vite qu'il y avait là un saint homme. Et Fiacre reçut des visiteurs. Il priait sur eux, leur distribuait des bons conseils. Il construisit un hospice pour ceux qui ne pouvaient repartir le jour même; il les nourrissait des légumes de son jardin. Saint Fiacre devint très populaire en France , en Rhénanie et aux Pays Bas. Beaucoup de pèlerins affluaient à son tombeau. En 1637, la reine Anne d'Autriche vint lui demander d'avoir un enfant mâle; l'année suivante elle mit au monde le futur roi Louis XIV. Ce fut à cette époque (1640) qu'un Parisien, nommé Sauvage, imagina de remplacer les chaises à porteurs par des voitures qui se louaient à l'heure ou à la course. Elles prirent le nom de l'endroit d'où elles partaient et où elles revenaient : l'hôtel Saint Fiacre, rue saint Antoine; et l'on en vit ensuite partout, jusqu'à l'avènement des taxis. Les fiacres étaient tirés par un vieux cheval, que conduisait un cocher haut perché, armé d'un fouet, surmonté d'un gibus. Saint Fiacre mourut à Saint Fiacre en Brie ( Seine et Marne) vers 670.Au diocèse de Troyes est fêtée sainte Syre. On sait d'elle qu'elle était la sœur de saint Fiacre et qu'une partie de ses reliques était conservée à l' église saint Merry de Paris .




Saint ANTOINE de PADOUE Né à Lisbonne,(Portugal) Fernand fut chanoine à Coïmbre. Il prit le nom d'Antoine quand il entra chez les Franciscains, à 25 ans. D'abord retiré dans la solitude il fut ensuite prédicateur en France puis à Padoue, en Italie. Il fut un prédicateur puissant grâce à ses dons d'orateur et à sa connaissance de l'Écriture Son ministère fut fécond et justifie son titre de "docteur évangélique" On l'invoque pour retrouver les objets perdus. Mais lui même, qui n'avait pas hésité à perdre sa vie pour le Christ, s'est retrouvé en lui avec une nouvelle vie. Il mourut en 1231, à l'âge de 36 ans.


 Benoît Joseph Labre, né à Amettes (Pas de Calais ), était l' aîné d'une famille de quinze enfants Son père exploitait un petit bien rural; sa mère tenait l'épicerie du village. Ils auraient aimé que leur fils devînt curé de campagne. Benoît étudia le latin et le grec chez l'un de ses oncles qui était curé. Cinq ou six fois il essaya d'être trappiste ou chartreux; mais, ou il tombait malade, ou son âme perdait la paix. Il lui fallait sa liberté comme les oiseaux. Sa vocation, il la trouva en juillet 1770, au sortir de la trappe de Sept- Fons (Allier): il serait mendiant et pèlerin; il prierait, seul avec Dieu sur les routes, taciturne, souffrant et méprisé, tel notre Sauveur dans sa passion. Il prit le chemin de Rome, où il resta quatre mois; puis il partit en pèlerinage pour l'Espagne, la Suisse, l'Allemagne et la Pologne. Il allait en haillons, avec sa besace en bandoulière, couchant dans les granges et mangeant le pain et la soupe qu'on lui donnait aux portes. A partir de 1775 , sa santé devînt mauvaise, il quitta de moins en moins la ville éternelle. Il y était le jour dans les églises agenouillé dans un coin; et la nuit il logeait dans les ruines du Colisée. Nul religieux ne fut alors autant vénéré dans Rome. Le mercredi-saint de 1783, on le ramassa évanoui dans la rue devant Notre Dame des Monts. Transporté chez le boucher Zaccarelli, il expira doucement quelques heures plus tard. C'était à Rome, en 1783.
Anne et Joachim sont les parents de Marie, la mère de Jésus. Marie est présentée dans les évangiles comme une jeune fille de Nazareth, fiancée de Joseph dont les ascendants sont longuement énumérés dans la généalogie du Seigneur. Mais dans les quatre évangiles, qui sont entièrement tournés vers la Bonne Nouvelle du Christ, dans sa vie, ses paroles et sa Résurrection, nulle mention de sa famille à elle, sans doute fixée aussi à Nazareth. La tradition, dès les premiers siècles, appellent les parents de la Vierge Marie, Joachim ("Dieu accorde") et Anne ("La Grâce - la gracieuse"). L'imagination des auteurs des évangiles apocryphes en font un couple discret, mais bien réel car il a su accueillir, éduquer Marie et l'éveiller dans la grâce toute spéciale qui était la sienne, et qu'ils ignoraient. Le culte de sainte Anne apparaît dès le 6ème siècle dans certaines liturgies orientales et, au 8ème siècle dans les liturgies d'Occident. Son culte est généralisé avant la fin du 14ème siècle. Sainte Anne est souvent représentée en apprenant à lire à sa fille dans le texte de la Bible. Une icône russe, image gracieuse de l'amour conjugal, immortalise le baiser qu'ils se donnèrent lorsqu'ils apprirent la naissance de Marie. C'est ainsi qu'ils ont participé au mystère de l'Incarnation. La Bretagne, à la suite de la découverte d'une statue miraculeuse, non loin de Sainte-Anne d'Auray, en a fait sa "patronne". Les marins par le fait même l'ont choisie comme protectrice. Anne et Joachim, sont les parents de la mère de Jésus. Ste Anne donne la vie à la Vierge Marie, appelée à la transmettre au Sauveur du monde. Elle était mariée à Saint Joachim .Dès les premiers siècles, les chrétiens voulurent honorer Saint Joachim.  Nous savons donc peu de choses des parents de Marie, mais nous pouvons leur exprimer notre gratitude pour le rôle qu'ils ont joué dans l'histoire du salut. Le culte de Sainte Anne est fervent en Bretagne, d'où il a été diffusé au Canada Français, dont Sainte Anne est la patronne.
Crépin et Crépinien, venus de Rome, ils se firent cordonniers pour mieux annoncer l'Évangile. Ils chaussaient gratis les pauvres, et les riches ne connaissaient pas de meilleures chaussures . Ils s' attardaient avec plaisir pour entendre parler du Christ. Les français disent qu'ils ont vécu dans la région de Soissons. Les anglais les font vivre dans le Kent. Shakespeare en fait la louange dans "Henri V" et dans "Jules César". Cependant tous s'accordent à dire qu'ils donnèrent le témoignage du martyre. Leur "Passion" précise même que leurs bourreaux coupèrent leur peau en lanières. Le martyrologe fête avec eux, saint Rufin et saint Valère, qui, eux, choisirent d'être gardiens de grenier à blé afin de parler plus facilement avec les paysans des alentours. Ils donnèrent aussi le témoignage suprême de la foi.
Ignace de Loyola naquit en 1491, à Loyola (Espagne), et mena jusqu'à l'âge de trente ans la vie plutôt libre de la chevalerie de son temps. Blessé au siège de Pampelune en 1521, il se trouva réduit à l'inaction pendant de longues semaines et se convertit. Il se retira dans la solitude à Manrèse. Les exercices spirituels, fruit de cette expérience, lui permettront de transformer les autres en vue d'en faire des apôtres qui évangéliseront le monde. Puis il décide de devenir prêtre, afin d'être plus utile à l' Église Au cours de ses études à l' université de Paris, une équipe d'étudiants se groupe autour de lui. C e groupe prononce ses vœux à Montmartre en 1534. C'est le germe de la Compagnie de Jésus pépinière de missionnaires et d'éducateurs. Ignace voulut que ses disciples ajoutent aux trois vœux ordinaires de religion un vœu spécial d'obéissance au Pape, en vertu duquel ils seront prêts à servir Église en n'importe quelle région du monde. Depuis sa conversion jusqu'à sa mort, survenue à Rome le 31 Juillet 1556, saint Ignace fut favorisé par Dieu d'un don exceptionnel de contemplation qui le range parmi les plus hauts mystiques de son temps. Il fut canonisé le 12 Mars 1622, en même temps que Saint François Xavier, son disciple préféré.

 


Drogon (ou Druon) était confesseur. Il s'était prêté comme berger, dans l'Artois, chez une riche paysanne pour trouver la solitude propice à la prière .De berger, il se fit pèlerin neuf années durant puis reclus pour l'amour du Christ qu'il rejoignit à Sebourg , près de Valenciennes.


 Probre et Germaine furent vierges et martyres  Elles naquirent toutes deux dans une famille encore païenne .Elles partirent près de Laon en Gaule afin de pouvoir suivre la foi qui était la leur . Leurs parents les retrouvèrent et, devant leur constance, leur tranchèrent la tête.



Au sommet de chaque arche se trouve représentées, entrecroisées les deux lettres grecques: X (ch) et R (rô), anagramme du Christ. A gauche et à droite, les lettres a (alpha) et w  (oméga), première et dernière lettre de l'alphabet, une manière d'exprimer la foi au Christ au commencement et à la fin des temps..


L'église saint Martin comporte une coupole, à l'image des basiliques orthodoxes. Quatre colonnes soutiennent le dôme. En leur sommet, quatre statues. Elles représentent les quatre évangélistes, les quatre piliers sur lesquels repose la foi en Jésus Christ. Chaque statue représente un évangéliste avec le symbole qui le désigne. Les symboles des évangélistes remontent à Saint Jérôme, docteur de Église (347-419) qui interpréta les quatre êtres vivants de l'apocalypse (4, 6-8) comme des images des Évangélistes. Apocalypse de Jean, chapitre 6,4-9:

 " Moi Jean, je reçus une vision. Et voici qu'un trône était dressé dans le ciel. Au milieu du trône et l'entourant, quatre animaux couverts d'yeux par devant et par derrière. Le 1er animal ressemblait à un lion, Le 2ème à un jeune taureau, Le 3ème avait un face humaine, Et le 4ème semblait un aigle en plein vol. Les quatre animaux ne cessent jour et nuit de proclamer : Saint, Saint, Saint, le Seigneur, le Dieu tout-puissant, Celui qui était, qui est et qui vient! Et chaque fois que les animaux rendaient gloire, honneur et action de grâce à celui qui siège sur le trône, au Vivant pour les siècles des siècles, les 24 anciens se prosternaient devant celui qui siège sur le trône, ils adoraient le Vivant pour les siècles des siècles. " 

L'AIGLE symbolise JEAN (Une manière de rappeler la grande élévation de Jean dans son évangile, et en particulier dans son prologue). Le LION symbolise MARC (l'évangile de Marc débute par la prédication de Jean Baptiste dans le désert.) Le TAUREAU symbolise LUC (sacrifice de Zacharie ) (l'iconographie chrétienne le représente aussi avec sa plume) . L'HOMME : Matthieu (Matthieu a placé en tête de son évangile la généalogie humaine de Jésus) normal" 


Saint MARTIN, (vers 317 – 397), que les Églises d'Orient appellent aussi saint Martin le Miséricordieux, est né en Pannonie, l'actuelle Hongrie, sur les frontières de l'empire romain où son père est en garnison. A 15 ans, il est soldat car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s'enrôler dans l'armée. Il est muté en Gaule et c'est là, qu'à Amiens, il rencontre le pauvre grelottant à qui il donne la son manteau et dont il apprend durant la nuit que c'est le Christ qui lui a fait cette demande. Il hésitait à devenir chrétien, il s'y décide enfin. Il quitte l'armée pour rejoindre saint Hilaire à Poitiers. Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou. C'est là qu'il sera enlevé par les habitants de Tours qui en font leur évêque. Mais l'ancien soldat devenu chrétien ne s'enfermera pas dans sa cité. Il évangélisera parcourant les campagnes jusqu'à sa mort, à Candes, sur les bords de Loire, en disant cette parole :"Seigneur, s'il ne faut, garde-moi en vie, car je ne refuse pas le labeur.". Près de 500 localités et bourgades portent son nom.


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