Les noces de Cana

Beaucoup regrettent que les textes de la Bible ne soient pas faciles à comprendre. 
Certains préfèrent dire: çà s'est passé, comme c'est écrit. Y'a pas à réfléchir!
D'autres répondent: ce qui est écrit, c'est pas possible, donc ce qui est écrit, c'est faux

Et si nous n'étions pas connectés sur le même canal, lui, qui a écrit ce texte, et moi, qui le reçoit maintenant... Pas étonnant que la réception soit brouillée: Nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde. Comme l'auteur est décédé, c'est à nous à faire l'effort pour le rejoindre sur sa longueur d'onde, son code d'émission. Lui ne peut s'adapter à nous, mais nous, nous pouvons essayer de nous adapter à lui. Ainsi en est-il de le lecture de n'importe quel texte ancien, que ce soit d'origine égyptienne, grecque, mésopotamienne, sanscrit ou autre. 

Cet Évangile "de Cana" fait partie des textes proposés pour la célébration du mariage; puisse cette réflexion participer à la découverte de la présence du Christ dans chacune de nos vies.

J'ai choisi, pour cette lecture de Jean ch2, de donner priorité à la force symbolique des mots, à leur mise en rapport avec d'autres thèmes de Jean ou de la Bible. Ce travail sur les rapports symboliques est une manière de faire consoner les mots tels qu'ils sont écrits, avec leurs harmoniques, tels qu'ils pouvaient résonner dans la tête d'un fidèle lecteur de l'Écriture, au premier siècle. 

L'apôtre Jean semble un spécialiste du langage codé... il pose des signes. 
A nous d'interpréter les signes qu'il pose. 
Son but est de nous faire découvrir ce qu'il a compris de Jésus et de son message.  

Ci-dessous, voici une étude des connexions entre les mots du ch. 2 de Jean  avec d'autres chapitres de Jean, avec des thèmes communs pour les habitués de l'Évangile et du Premier Testament. Travail  de mise en rapport entre deux éléments appelés à se reconnaître complémentaires, travail qui oblige à entrer dans la force symbolique de l'évangile de Jean. L'accumulation de connexions nous obligera à reconnaître que, dès le début de son évangile, Jean invite à donner sens à l'existence du Christ, à "orienter notre regard" à propos des évènements qu'il nous rapporte.


Évangile de Jean, chapitre 2

Or le 3ème jour il y eut une noce à Cana de Galilée et la mère de Jésus était là.
Jésus lui aussi fut invité à la noce ainsi que ses disciples. 
Comme le vin manquait, la mère de Jésus lui dit: «Ils n'ont pas de vin».  
Mais Jésus lui répondit: «Que me veux-tu, femme
Mon heure n'est pas encore venue». 
Sa mère dit aux serviteurs: «Quoi qu'il vous dise, faites-le». 
Il y avait là six jarres de pierre destinées aux purifications des Juifs; 
elles contenaient chacune de 2 à 3 mesures. 
Jésus dit aux serviteurs: «Remplissez d'eau ces jarres»; 
et ils les emplirent jusqu'au bord. 
Jésus leur dit: «Maintenant puisez et portez-en au maître du repas». 
Ils lui en portèrent et il goûta l'eau devenue vin 
_ il ne savait pas d'où il venait, à la différence des serviteurs qui avaient puisé l'eau, _
aussi il s'adresse au marié et lui dit: 
«Tout le monde offre d'abord le bon vin et, lorsque les convives sont gris, le moins bon; 
mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à maintenant»! 
Tel fut, à Cana de Galilée, le commencement des signes de Jésus.

Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.

 

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