La violence n'est pas une fatalité.

La violence, le passage à l'acte. Où ça commence? Où ça finit? La haine de l'autre, des autres, de la vie, pourquoi? Ne pas être reconnu, se sentir exclu, privé de travail, privé de terre, privé de vivre pendant que d'autres étalent leur richesse... voilà des ingrédients majeurs pour mettre le feu aux poudres. 

La violence, partout.  

De l'intimidation subie jour après jour jusqu'à la barbarie des guerres ou des attentats, la violence fait partie de nos vies et laisse des marques au fer rouge, des plaies qui ne se referment pas. Être privé d'emploi constitue en soi une atteinte grave à la personne mais en avoir un n'est pas toujours source d'épanouissement. Le travail est cause d'accidents ou de maladies, mais aussi de pressions comme le harcèlement moral ou sexuel dont les victimes sont moins protégées par la réglementation du travail. 

La recherche effrénée de la rentabilité peut lien vers le dossier
Fleurs et plantes de la Bible conduire à prendre davantage de précautions avec les machines qu'avec les hommes ou les femmes qui les utilisent. La pression, la menace et l'humiliation sont monnaies courantes, notamment auprès des femmes et des jeunes. On sait aussi que ces pratiques perverses de harcèlement ne se produisent pas seulement au travail puisqu'au sein même du milieu familial on assiste à cette violence, allant parfois jusqu'à la persécution.  Existe-t-il d'ailleurs des lieux de vie sans violence quand on voit les statistiques d'accidents routiers, les ravages de la toxicomanie (sans oublier l'alcoolisme ) ainsi que la consommation d'anxiolytiques ? Des grands ensembles urbains aux terrains de sport en passant par le milieu scolaire, on a l'impression que rien n'est épargné.

La violence n'est pas inéluctable.
Toute forme de violence a ses racines. Un attentat, une guerre, ou même un accident n'arrivent pas par hasard. Les suppressions d'emplois, l'exclusion ou la misère quotidienne non plus. La «raison» économique nous est présentée comme vitale alors même qu'elle engendre injustice sociale et inquiétude pour l'avenir. Certes on ne peut nier les causes propres à l'être humain, ses pulsions intimes, son éducation, l'absence ou la modification des repères familiaux. Autant de conditions qui nous amènent à apprivoiser cette violence ou, au contraire, à éprouver le besoin de la reporter sur d'autres.

Face à la violence, la justicelien vers le dossier LU
printemps 2001
 L'ampleur du mal ne peut pas nous faire baisser les bras et même si, malheureusement, la loi du silence s'impose encore trop, nous assistons au refus grandissant de ces situations. De plus en plus de témoignages et d'actions sont menés contre les formes de harcèlement ou les persécutions de toutes sortes. De plus en plus, l'humanité s'organise face aux rouages financiers internationaux, bien souvent causes profondes des conflits. « Conscients de la valeur de chacun aux yeux de Dieu, nous témoignons que l' exploitation, l'injustice, le malheur ne sont pas une fatalité» affirme la Charte de l'ACO. Porter atteinte à la vie, c'est renier sa valeur, c'est faire offense au Créateur qui nous a confié ce trésor inestimable: la vie. ..

Croyants, notre espérance en un monde de justice et de tolérance s'appuie sur le témoignage de Jésus-Christ. Nous savons cependant que ce monde-là ne viendra pas tout seul. Refuser la violence est une chose, la combattre est un long parcours que nous sommes appelés à emprunter avec d'autres, dans la patience et la ténacité. «Heureux les doux: ils auront la terre en partage. .. Heureux ceux qui ont faim et soif de justice: ils seront rassasiés. ..» (Matthieu, 5, 4, 6). Jean-Paul Bancon.

Page extraite de "Oxygène", supplément à Témoignage ACO de décembre 2001. .

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