Acteurs d’une histoire,
Témoins d’une foi…
Depuis plus de 50 ans.

Thérèse, Renée, André, Odette, Monique, Gisèle, Pierre, Marie-Thérèse et bien d’autres.... membres de l'Action Catholique Ouvrière. 

Quelques Témoignages :

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Edito, par Emile Hennart. 
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Thérèse V. : Aux origines, il y avait la JOC. 
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Renée W. :.. je n’ai pas raté ma vie ! 
Ø      Monique E.: Action dans l’association populaire des familles vers les années 63-65. 
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Gisèle D : vécu des femmes à Isbergues (sidérurgie) en mai68. 
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Odette B.: Déléguée aide ménagère, rejoint l’ACO en 1984.
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Pierre V. : CDF chimie en janvier 72 une grève intersyndicale pour l’obtention d’un tube d’ammoniaque.
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Marie Thérèse D : responsable de l’ association populaire d’aides familiales (APAF), en 1961.
Ø  prière d'espérance et de merci

Voici cinquante ans naissait l’ACO. 

“C’était au siècle dernier” peut-on dire maintenant. Mais cela veut-il pas dire que ce soit dépassé. Ce que des hommes et femmes ont écrit dans l’histoire de la vie ouvrière et de l’Eglise est devenu une page d’histoire. Si nous voulons nous projeter dans l’avenir, il nous faut regarder avec lucidité ce qui s’est passé dans leur cœur et dans leur corps, recevoir l’héritage de leurs aspirations et de leurs actions. Les membres de l’ACO ont été présents aux réalités humaines vécues par avec camarades, dans les usines, les cités, dans les bureaux. Ils ont lutté pour le présent et l’avenir avec des organisations syndicales et politiques, avec les associations que se sont données les travailleurs. 

Nous t’invitons à relire quelques-unes des pages écrites par les croyants en Jésus-Christ, chercheurs de Dieu comme on disait en 1975, des témoins authentiques qui ont osé dire que “lutter c’est aimer”. Ont-ils réussi, ont-il échoué. Je n’en sais rien. Ils ont voulu un monde de justice, de fraternité, un monde où l’homme soit, reconnu et respecté dans sa dignité d’homme et de fils de Dieu. Ils ont voulu inscrire l’histoire de Jésus ressuscité dans l’histoire des hommes. Ils ont osé reconnaître l’Esprit de Dieu, ils ont appris à connaître l’amour de  Dieu. Cela n’est pas dépassé.

Ils ont voulu être fidèle à Jésus-Christ et aux copains de travail sur les routes humaines, routes parsemées de richesses et de lâchetés, d’embûches et d’espérances. Ils ont osé affirmé avec Vatican II (chapitre 1 du document sur l’Eglise) que “Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n'est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur... la communauté des chrétiens se reconnaît donc réellement et intimement solidaire du genre humain et de son histoire”.

Emile Hennart, octobre 2.000
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Aux origines, il y avait la JOC...

Il s’est trouvé qu’il y avait un prêtre qui ayant entendu parler de la JOC a voulu démarrer une section de la JOC. Il disait que dans son action il était contrecarré par d’autres prêtres comme le doyen, il disait nous la JOC, on va la faire avec des renvoyés de patronage. Mon frère, Paul était rentré un soir à la maison, en disant c’est formidable, nous on est des ouvriers, alors on va faire une section rien qu’avec les ouvriers.. ça sera la JOC.

Quelques mois après Paul avait un insigne de la JOC, Il était très fier. Il chantait souvent les chants de la JOC à la maison. A chaque fois, que j’entendais parler de la JOC je me disais : je voudrais savoir, je voudrais que çà existe pour les filles. Moi j’étais femme de ménage, travaillais de 7 h du matin à 8h du soir. Un jour, Germaine, qui travaillais dans le quartier et avais entendu parler de moi est venue et m’a dit : il y a quelque chose qu’on est en train de faire, c’est avec des filles qui travaille, comme toi. Si tu veux on t’invite, c’est une réunion de la JOC. Elle n’avait pas plus tôt dit cela que j’ai répondu, “oh oui, je sais ce que c’est, mon frère il est à la JOC. Pour moi, c’était un désir qui était enfin exaucé. Je me souviens de la première réunion. J’étais émotionné, c’est tout des filles qui ne se connaissaient pas. Tout de suite on était accueilli quel est non mon, comment tu t’appelles, ou tu travailles etc. Ensuite les filles qui prenaient la parole, parlaient surtout de leur travail, ce qu’elles faisaient, les filles avec qui elles travaillaient Pour moi c’était un langage nouveau, je ne l’avais pas encore entendu. Et puis on chantait ; sois fier ouvrier, sois fière ouvrière. C’est çà qui a changé ma vie du tout au tout. Ce langage-là, je ne l’avais pas encore entendu à cette époque-là.

Thérèse V., Arras. 
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Je n’ai pas raté ma vie.

J'ai commencé à l'usine en 1936. J'avais quinze ans. C'est là que j'ai rencontré Thérèse Vast et la J.O.C. En 1943 les jocistes ont distribué des tracts demandant aux ouvrières de faire une minute de silence le vendredi saint. Quand on a vu que beaucoup étaient d'accord, nous avons demandé au directeur de l'arrêt des machines. C'était l'occasion de témoigner que l'on était avec Christ et aussi avec toutes les souffrances de la guerre. Certaines ont dit : "on n'est pas pour l'église mais on respecte ce que vous faites ". C'était formidable, quand chaque jociste s'est levée pendant une minute. 

Quelques années plus tard. J'étais élue au comité d'entreprise, déléguée du personnel. Première humiliation: le comptable avait dit : " il ne faut pas avoir peur de cette petite ! " En route, l'A.C.O. m'a aidée. Nous ne rendions jamais les comptes-rendus de chaque réunion avec le patron, alors que nous en avions le droit; j'ai appris à le faire. 

À l'occasion de la visite des grands patrons de Paris nous avons profité de faire arrêt de travail; mais ce n'est pas facile de faire bouger les ouvrières. J'avais peur et pourtant je sentais qu'il fallait que je parle avec mon équipe. Je me suis lancée. À la pause repas j'ai réussi à dire:"Nous sommes 400 femmes nous ne devons pas avoir peur de deux hommes". il y a eu un bon résultat. Ensuite nous avons toujours continué à faire de l'information. 

Il avait une autre souffrance car quelques ouvrières répétait ce que je disais. Une fois, j'avais informé pour un arrêt de travail:"demain je serais à l'entrée avec mon bâton (ma canne)" Le lendemain le directeur me dit : " Renée, vous n'avez pas pris votre bâton?". Mouchardage!

Un autre fait m'a marquée : au comité d'entreprise nous avions le droit à une petite part pour distribuer des secours aux ouvrières qui en avaient le plus besoin, ainsi que pour donner des jouets aux enfants à Noël . Mais le directeur disposait de l'argent; nous n'avions le droit qu'à une petite signature. Avec l'aide du permanent syndical, nous avons décidé de lui reprendre l'argent. La trésorière aurait la signature avec la secrétaire sans la signature du directeur. Cela a été très dur. CFDT et CGT voulaient changer d'avis car elles; mais j'ai tenu bon. Par la suite elles ont été contentes de l'accord. Le directeur m'a lancé l'argent en me disant "vous ne saurez pas compter!" (nouvelle humiliation). mais le Christ a toujours été mon compagnon de route. Il y a eu des moments de désespoir où j'avais envie de tout lâcher, mais aujourd'hui je peux dire que je n'ai pas raté ma vie mais que j'y ai trouvé de la joie.

Renée W., Arras

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Association Populaire des familles (APF) Noeux les Mines -1958-

Après le mouvement de libération ouvrière (MLO), des militants ouvriers créent l’APF (Association populaire familiale) vers les années 58. Cette association avait pour but de regrouper des familles, de leur faire découvrir les problèmes qui existaient dans leur vie de tous les jours (Logement , école, consommation, santé). Des services furent mis en place afin d’aider les gens (machines à tricoter, essoreuses, groupements d’achats). Des réunions de quartiers permettaient aux adhérents de se rencontrer et d’amener leurs problèmes. 

L’APF était reconnu sur le plan national ; le conseil d’administration local travaillait avec la fédération et la confédération. Le travail effectué  pendant des années auprès des pouvoirs publics pour la défense des familles permit à l’APF de devenir syndicat. 

Dans les années 75, l'association se transforme en  confédération syndicale du cadre de vie (CSCV). A partir de ce moment là, les militants prirent une place plus importante dans tout ce qui existe pour la défense des familles (Élection de parents d’élèves, organisation pour la défense des logements, information sur le crédit à la consommation)

Aujourd’hui la CSCV est devenu CLCV: Confédération du Logement et du Cadre de Vie. Notre représentation est importante auprès des instances nationales.

Monique E., Nœux-les-Mines
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Participants du Pas-de-Calais,
lors de la rencontre Nationale de 1968

 

Aide Ménagère dans les mines -1984-

Christiane avec qui j’étais déléguée aux aides ménagères de l’union Régionale Minière m’a invité a une réunion ACO en 1984, et depuis je suis toujours en équipe, ce qui me permet de vivre ma foi avec d’autres et qui m’aide beaucoup.

Odette B., Lens.

Association populaire d’aides familiales dans les années 60

Je me suis mariée en 1961, venant de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne Féminine (JOCF). Mon mari était aussi jociste. Fin 1961 j’ai arrêté mon travail en confection et je cherchais un engagement.  Des militants ACO de Noeux m’ont proposé une responsabilité à l’APAF (Association Populaire d’Aides Familiales. J’avais moi aussi rejoint une équipe d’ACO sur Sailly Labourse.

L’APAF avait été mis en route par des membres de l'ACO sur Noeux pour répondre aux besoins des familles ouvrières dont la maman avait besoin d’une hospitalisation ou était enceinte d’un troisième enfant ou plus, ou encore était malade. Il fallait leur donner une aide pour les seconder ou les remplacer momentanément, et une aide par des travailleuses familiales diplômées devenait indispensable. On ne pénètre pas dans l’intimité des familles sans formation.

L’association reposait sur un réseau de responsables de quartier qui repéraient les familles dans le besoin, les mettaient en lien avec moi même et les associations sociales du coin et faisaient le lien avec l’APAF. Un conseil d’administration gérait tout cela. Tous nous étions bien sûr bénévoles, sauf les travailleuses familiales.

J’étais responsable du plan de travail, c’est à dire chargées par le conseil d'administration de répartir le travail au jour le jour entre les différentes travailleuses, de pointer les heures effectuées et d’établir les relations nécessaires avec les caisse d’allocations familiales, qui étaient nos organismes payeurs. C’était un travail prenant mais très enrichissant.

Presque toutes les responsables de quartier étaient dans une équipe ACO ainsi que les membres du conseil d'administration. Plusieurs travailleuses en étaient aussi, bien que nous n’ayons jamais obligé ou incité quiconque à y entrer. Une travailleuse était protestante.

L’Association avait des responsables à Nœux et dans toutes les villes des alentours (Sains, Hersin, Barlin, Maisnil, Verquin , Verquigneul, Sailly, Labourse, Beuvry.)

En 1972, nous avons dû arrêter. Le travail administratif étant devenu trop  contraignant pour notre équipe de bénévoles et l’APAF n’avait pas les moyens de devenir une entreprise, ça n’était pas non plus son but. Les travailleuses furent toutes embauchées dans des associations voisines sur Nœux, Lens, Béthune.

Toutes celles et ceux qui ont été à l’APAF en ont retiré un très grand enrichissement: organisation d’une association; regard sur la vie de quartier; savoir mener une réunion; gérer des comptes. Pour ma part dès septembre 1972, j’ai rejoint la Fédération Cornec des Parents d'Élèves (FCPE) où je suis restée 23 ans.

Marie-Thérèse D., Noeux-les-Mines
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Vécu des femmes à isbergues, mai 1968.

Nous, les femmes de l’équipe ACO , avons vécu avec nos maris les événements de mai 68. Nous étions à coté d’eux, les soutenant, les encourageant, supportant les trois postes qu’ils assuraient à l’intérieur de l’entreprise pour l’occuper( nos époux étaient journaliers). Nous sensibilisons les femmes du quartier, des militants syndicaux et autres pour qu’ils participent aux manifestations (assemblée publiques sur la place du marché, défilés en longs cortèges jusqu’à la mairie, pour le dépôt des cahiers de doléances. Même les enfants étaient sensibilisés et l’église locale, les prêtres, étaient présents aux manifestations.

 Nous avons été reçues par la direction de l’usine. Femmes de toutes tendances (CFDT, CGT, FO) et nous avons appris à nous connaître, à nous accueillir, et à nous accepter différentes. Le soir où nos responsables syndicaux revenaient de Paris avec la décision finale de reprise du travail ou non , nous sommes rentrées dans l’usine avec nos maris, c’était la 1ère fois que nous franchissons la barrière.

Nous avons vécu des moments formidables , mais il a fallu tenir pendant des semaines ; c’étaient le partage, l’entraide, le soutien mutuel. Une force nous poussait à agir; nous vivions et luttions pour davantage de justice:

Gisèle D., Isbergues
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CDF chimie  janvier 1972

Le 30 janvier 72, l’explosion du tube d’ammoniaque de l’usine chimique de Mazingarbe terrorise le personnel en poste de l’unité. Mais reprenant vite sang froid, il constata l’importance des dégâts. Le devenir du personnel devait alors faire l’objet d’une longue période d’incertitude, car l’octroi d’un nouveau tube NH3 n’était pas acquis.

Il était nécessaire de sensibiliser le personnel et la population ! L’inter syndicale CGT-CFDT-FO-CFTC-CGC forte d’une expérience acquise lors d’événements antérieurs prenait l’initiative d’actions qui marquèrent la suite des événements :

Ø      dispersion du personnel dans les autres ateliers,
Ø     
réunions, contacts avec la direction, le personnel, les pouvoirs publics, la population ?
Ø     
distribution de tracts à la population,
Ø     
grève, occupation de l’usine
Ø     
actions auprès des pouvoirs publics, à la sous-préfecture ,
Ø     
blocage de la ville de Lens, de la gare de Bully,
Ø     
avec Jean Vasseur déplacement à Paris, démarche auprès de la confédération CFDT ; liaison avec Jacques Delors (secrétaire d’état à la formation professionnelle...... et rencontre avec le Directeur de cabinet du 1er ministre,
Ø     
l’intersyndicale sera reçue à Matignon
Ø     
entrevue à Auchel avec Chaban Delmas, alors premier  Ministre

    Nous obtenons que soit remis en chantier un nouveau tube.

Des mois passèrent. Dans l’attente d’une remise en marche, des mutations et des déplacements s’en suivirent, notamment en Pologne. Ces faits, ces événements ont cristallisé la lutte du Monde Ouvrier du secteur de Béthune pour l’emploi, par l’engagement de personnes d’idéologies différentes. La présence de chrétiens engagés dans l’Action Catholique Ouvrière( ACO) a été visible, d’anciens jocistes -dont certains sont issus de la résistance pendant l’occupation et la CFTC clandestine- apportèrent le témoignage d’une Église proche à répondre aux attentes, à aider et à faire respecter la dignité du Monde ouvrier. Monseigneur Huyghe Évêque d’Arras honorera par sa présence une réunion d’informations de la population au Kursaal à Bully.

L’événement passé, l’intersyndicale ne fut pas au repos ; les années se succédèrent avec les actions revendicatives :

Ø      En 1978 : Manifestation au siège central du groupe CDF chimie à la tour Aurore à Paris ; à la chambre des députés à Paris ; au siège de la télévision régionale à Lille.

Ø      En 1979 : Un évènement douloureux marque l’équipe CFDT : Jean Vasseur président du syndicat et maire-adjoint nous quitte. Ancien jociste, son dévouement aux plus pauvres, ses démarches auprès des pouvoirs publics aidèrent fortement aux initiatives de l’intersyndicale. Lors de ses obsèques, devant la population de Bully, Michel Flactif, (syndicaliste CFDT et membre de l’ACO) souligne dans l’homélie l’importance du message de l’évangile au travers des témoignages de la vie de Jean.
          La municipalité de Bully n’en reste pas là, elle donnera le nom de Jean Vasseur à la grande salle des fêtes des houillères acquise par la ville. C’est ainsi qu’au fronton de la salle des fêtes, son nom symboliser la lutte du Monde des Mines.

Pierre Vasseur rappelle : « En 1972, chaque matin, en acrobatie sur le petit mur de l’enceinte de l’usine, les délégués informèrent le personnel des évènements de la journée. Il avait un auditeur un peu inattendu, l’abbé Paul Dupont curé de la paroisse Ste Barbe de Bully. Il venait s’informer. L’Eglise n’était pas indifférente...

Ces initiatives d’actions étaient vécues dans un véritable climat d’amitié, de détente, de fraternité et de convivialité.

Pierre V., Saint Venant

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Un engagement à l’épreuve du temps.

Josée, arrière petite fille de Zéphir Bertoux,,conseiller municipal à Auchel, membre du conseil municipal et du conseil de fabrique de la paroisse d’Auchel ; Fille de Paul Bertoux, président du conseil paroissial et de A Dervyn. J’allais au catéchisme 3 fois par semaine à l’église à 7 h le matin, tous deux membres actifs de l’ACGH et ACGF (Action Catholique Générale).

            Dans cette lignée : Jéciste, Jociste de la guerre où accueillir 300 filles ne nous faisait pas peur, distribuer les premières enquêtes auprès des jeunes travailleurs( triage, lampisterie) se porter sur la liste déléguée de jeunes à la fosse 3 d’Auchel où « Voir, Juger, Agir » à la lumière de l’évangile faisait partie de notre vie et ça vous colle tellement à la peau que nous l’avons renouvelé sans cesse au sein de l’Action Catholique Ouvrière avec mon mari François Deron décédé en 1984, pour qu’à travers nos vies bousculées de militants et avec l’Esprit du Christ qui est avec nous nous puissions tenir bon ensemble malgré les difficultés, pour que nos engagements passent victorieusement l’épreuve du temps, pour qu’il soit pour nous un facteur de mûrissement plus encore que d’usure.

            Oui nous voulons redire en tant que responsable d’équipes notre double fidélité par l’affirmation de notre identité à l’Action Catholique ouvrière, fidélité au mouvement ouvrier à travers nos engagements syndical familial, politique, APE, vie libre ; fidélité à l’Evangile, par la catéchèse, la présence et l’accueil dans nos quartiers avec tous les drames du chômage, de l’alcoolisme, de la séparation. Engagée personnellement à la CFDT-retraités après le décès de mon mari et au MLO depuis 50 ans devenu APF puis CSCV et CLCV (consommation logement cadre de vie) , au CNAL (commission nationale d’action laïque) avec les pétitions pour les lois républicaines, les défilés pour l’emploi avec distribution de tracts ACO ainsi qu’aux grèves des mineurs ; distribution de denrées (Jeannette Broutin femme de mineurs prend la parole au nom de l’APF au marché couvert , ainsi que Jean Gallo pour le SNI sans attaque. Parmi toutes les actions et activités :

-         commission extra municipale
-         Réunions de quartier APF : Réforme Haby, Ecole, vote, quittances impôts, EDF, Eau ( en 1978 action délégation à Arras) alimentation Etc.
-         Délégation à l’inspection académique à Arras contre la fermeture d‘une classe.
-         Service de 3 machines à tricoter qui circulent dans les quartiers , cours de coupe, de couture.
-         Groupement d’achats: laine, pommes, endives, produits ménagers
-         Action pendant 5 ans pour la construction de l’école maternelle cité de Lozinghem à Auchel ( pétition, grève)
-         Action pour la démolition d’une haie et faire un trottoir ininterrompu sur la départementale.
-         Grève  de paiement de la surchauffe ( réclamée 5ans en arrière) aux HLM pendant 2 ans.

-        
Et actuellement à la CLCV, tenue de permanence, EURO réunions de relais habitant, tracts pour le vote des HLM , exposition sur les déchets 1900 élèves contactés, OGM 
Fidélité au Dieu de Jésus Christ, pour vivre l’Alliance que Dieu propose aux hommes par son fils Jésus Christ. Tout ceci en lien avec l’ACE, et la JOC ( fêtes de Noël, salle des fêtes) en Mission Ouvrière.

Oui pour faire Eglise : 27 ans animatrice de caté ( parcours éveil à la foi) 10 ans au conseil pastoral de secteur ,15 ans CCFD, 50 ans ACO . Dialoguer, partager ses convictions , repartir après des hauts et des bas, se renouveler, persévérer, c’est payant pour nous et les autres.

 C’est cette espérance de l’Amour de Dieu dans nos vies avec la force de l’Esprit qui nous renouvelle que nous voulons fêter le Jubilé et les 50 ans de l’ACO.

Josée D., Auchel
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Prière d'espérance et de merci !

 

Jésus disait : A quoi allons-nous comparer le Royaume de Dieu, 
par quelle parabole allons-nous le représenter ?
C’est comme une graine de moutarde :  
Quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde; 
mais quand on l’a semée, elle monte et devient plus grande que toutes les plantes potagères, 
elle pousse de grandes branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son
ombre.
Évangile de Marc, chapitre 4, 30-32

Merci Seigneur, pour toutes les semences dans nos vies.
Merci pour cette maman qui siège
dans un conseil de classe où n’est pas son enfant


Merci pour ce gars qui avec d’autres
revendique pour obtenir son coefficient ;

Merci pour ce chauffeur de bus qui met en route un comité d’entreprise,
lance la discussion des 35 heures et mène l’action
malgré les qualificatifs déplaisants qu’on lui jette à la figure.

Merci pour ces jeunes qui osent inviter leurs copains à la JOC.
Merci pour tous ces membres de l’ACO qui proposent autour d’eux
la découverte du mouvement et de ton évangile.

Des hommes s’ouvrent aux autres, cherchent à se faire respecter.
Mais croire que çà va grandir, que les gens vont se transformer…
Tu nous en demandes un peu trop !

Pardon pour nos jugements, nos impatiences et intolérances.
Tous ces germes témoignent de la venue de ton Royaume ;
et ton projet d’amour est vraiment pour tous.
Au moment de cet anniversaire de l’ACO nous te prions :

Ouvre nos yeux, Seigneur, pour que nous puissions voir.
Donne-nous ton parti pris d’espérance, Libère–nous de nos doutes.

liste 

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